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Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines

Affiche CISFA

1ère édition

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La 1ère édition du Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines – la CISFA aura lieu au Palais des Congrès de Cotonou, du 8 au 10 juillet 2026. Cette conférence sera coorganisée par le CNGOB, le LEMACEN, l’IRD et l’iWISH/Université Paris Cité. La CISFA 2026 réunira chercheur.es, praticien.nes, décideurs.es et membres de la société civile du monde entier. Le programme comprendra des conférences plénières, des communications et des ateliers pratiques centrés sur des enjeux universels mais aussi contextuels. La santé des femmes africaines sera particulièrement mise en avant dans ce congrès. Ainsi, les communications portant sur les femmes quel que soit leur origine, leur lieu de naissance et/ou leur lieu de vie seront présentées. Des propositions de chercheur·es académiques, de professionnel·les de santé mais aussi d’acteurs et d’actrices de la société civile seront également abordées.

Toutes les disciplines sont concernées : les sciences humaines et sociales, les sciences de la vie et de la santé, les sciences de l’éducation, les sciences comportementales ou encore les sciences de l’environnement. La langue officielle du congrès sera le français ; cependant des présentations en anglais seront possibles, mais sans qu’une traduction ne soit assurée par l’organisation du congrès.

Argumentaire scientifique

Ce congrès international souhaite répondre à des enjeux d’équité en comblant un triple retard :

1. Un retard dans les recherches mondiales sur la santé des femmes ;

2. Une injustice épistémique avec un manque de visibilité des recherches menées en Afrique ;

3. Un retard dans les recherches mondiales sur la santé des femmes africaines.

Un retard dans les recherches mondiales sur la santé des femmes

Ce congrès nait d’un premier constat concernant le retard dans les recherches mondiales sur la santé des femmes. Alors que moins de 10% des budgets de recherche seraient alloués spécifiquement à la santé des femmes, celle-ci constitue un angle mort d’un point de vue académique. Ce retard est la conséquence de décennies d'exclusion des femmes des essais cliniques, de leur sous-représentation dans les études médicales plus généralement et d’un financement insuffisant. Ce retard a conduit à des diagnostics erronés et à une méconnaissance des symptômes spécifiques aux femmes. Ce manque d'études entraine des diagnostics retardés (comme par exemple pour l'endométriose ou les accidents cardiaques) et un risque accru d'effets secondaires des médicaments. Ceci justifie la mise sur le devant de la scène de recherches spécifiquement menées sur la santé des femmes.

Un manque de visibilité internationale des recherches menées en Afrique 

Ce congrès viendra réduire le manque de visibilité des recherches menées en Afrique, ce qui constitue une injustice épistémique. En effet, ce manque de visibilité au niveau mondial exclut les savoirs africains de la production et de la diffusion des connaissances mondiales, perpétuant des rapports de domination. Cette situation est renforcée par des biais systémiques (comme le biais occidentalo-centré), le manque d'infrastructures de recherche et le faible soutien politique et financier aux chercheurs locaux, ce qui réduit la crédibilité et l'impact des travaux africains. Les conséquences incluent une perte d'autonomie intellectuelle pour le continent et une mauvaise compréhension de ses réalités, faute de perspectives diversifiées.

La nécessité d’adopter une approche globale et intersectionnelle de la santé des femmes africaines

Enfin, en croisant les deux objectifs énoncés ci-dessus, ce congrès adoptera une perspective intersectionnelle en reconnaissant que si les recherches sur la santé des femmes sont trop peu nombreuses dans le monde, le retard mené sur la santé des femmes africaines est encore plus dramatique. On sait par exemple que les femmes africaines sont souvent trop peu représentées dans les études cliniques médicales internationales, conduisant à des traitements inadaptés.

Nous reconnaissons que la santé sexuelle, reproductive et maternelle des femmes en Afrique est souvent mise sur le devant de la scène par des bailleurs internationaux et le monde du développement et peut sembler à cet égard, particulièrement visible. Mais cela renvoie en fait à deux insuffisances concomitantes. D’abord, dans ces différentes manifestations, les femmes sont trop souvent réduites à leurs fonctions reproductives alors que la santé des femmes doit être envisagée dans sa globalité, sur un continuum, de l'enfance au vieillissement. Ensuite, les recherches scientifiques menées sur la santé des femmes africaines ont essentiellement été menées dans les pays des Nords par des chercheurs de ces pays, laissant peu de place aux productions scientifiques des Suds.

Ainsi, si le congrès est ouvert à toutes propositions traitant de la santé des femmes dans le monde, il sera particulièrement mis au-devant de la scène, des recherches menées en Afrique par des équipes africaines. Il sera aussi particulièrement attentif aux recherches menées sur le continuum de la santé des femmes, afin de contribuer à pallier ce double retard.

Ainsi, toute en reconnaissant à la fois la pluralité des femmes africaines et leurs spécificités, nous espérons que ce congrès international contribuera à réduire les inégalités globales de santé, qu’il fera avancer la recherche avec des recommandations ancrées aux réalités locales qui en seront issues, permettant aux décideurs d’orienter leurs politiques nationales de santé et aux bailleurs d’orienter les financements vers les priorités de santé.

  S'INSCRIRE A LA CISFA

 

Le comité d’organisation de la CISFA : Moufalilou Aboubakar, Jeannette Agossou, Ingrid Aloma, Antoine Baigue, Santos Benitos, Barnabé Boton, Guillaume Da, Justin Lewis Denakpo, Charlotte Dumondin, Emmanuel Ewagnignon, Freddy Gnangnon, Dieu donné Gnonlonfoun, Benjamin Hounkpatin, Véronique Konsaka, Hélène Sacca, Clémence Schantz, Fawaz Taïrou, Véronique Tognifodé, Angéline Tonato Bagnan. 

Le comité scientifique de la CISFA : Moufalilou Aboubakar, Anthelme K Agbodande, Christiane Aguemon, Elie Azria, Angéline Tonato Bagnan, Anicet Bassan, Santos Benitos, Bokpe Gnacadja Huguette, Sylvie De Chacus, Patrice Dangbemey, Bérénice Degboe, Justin Lewis Denakpo, Catherine Deneux, Emmanuel Ewagnignon, Yolaine Glele, Freddy Gnangnon, Zoua Guib, Corine Houéhanou, Benjamin Hounkpatin, Guillaume Da, Klikpo Elvire, Violeta Moya-Alvarez, Nicaise Ndam, Samiratou Ouédraogo, Géraud Padonou, Valéry Ridde, Clémence Schantz, Sopoh Ghislain, Ibrahim Teguete, Luis Teixeira, Véronique Tognifode, Pierre Adégné Togo, Youssouf Traore

 

Contact : cisfabenin@gmail.com

 

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